NGALA

Voir la préhistoire et l’antiquité ngala dans les onglets correspondants.

 

Nous entendons ici par Ngala ou « bana mayi », « Gens d’eau » en français, l’ensemble des peuples habitant les régions septentrionales inondées et forestières de la République du Congo actuelle. Un fonctionnaire colonial français déclara en y arrivant que ce domaine ne doit pas se mesurer en mètre carré mais en hectolitres.
Cet environnement est essentiel. Il explique d’abord pourquoi il y’ a si peu de sources sur l’origine et l’histoire de ces populations: l’eau dégradant assez rapidement tous les vestiges. Ensuite, le mode de vie dicté par la pêche conduit à un nomadisme au gré des saisons. Et enfin, comment accumuler des réalisations et laisser des traces sur l’eau?
Si les Ngala ne peuvent en aucun cas être définis comme des peuples sans histoire, le défaut d’éléments archéologiques fait que retracer cette histoire au jour d’aujourd’hui ne peut être mieux qu’une succession d’hypothèses en privilégiant les plus admises par l’ensemble de la communauté scientifique et plus encore, des spécialistes locaux. Bernard Mambecket-Boucher, Théophile Obenga et Abraham Ndinga Mbo sont parmi les plus illustres.

La mémoire vive interrogée par les premiers explorateurs détenant l’écriture n’a pu excéder que 4 ou 5 générations au mieux. Par recoupage, et en prenant les fleuves comme les principaux boulevards migratoires certaines pistes ont été dégagées, rattachant chacun des sous-groupes ethnique composant le groupe Ngala à sa propre migration. La plupart seraient descendu de l’Oubangui il y’a environ deux à trois siècles, rencontrant certains peuples avec qui ils se sont mélangés. C’est ainsi que les Bomitaba, Mboshi, Koyo, Bongili, Akwa ou Makwa, Mondjombo, Bondongo, Moye et Likuba se reconnaissaient descendre des Ngombe, Ngwaka, Banda, Mongo et bien d’autres peuples se trouvant en amont du fleuve. Qu’est ce qui, il y’a 3 siècles environ, aurait provoqué un tel déplacement de populations dans cette région? En dehors de l’esclavage qui sévissait à l’est de la RDC avec les chasseurs arabes, rien d’autre ne peut l’expliquer.

Si on en croit Ch. de Chavannes et A. Dolisie, les Bobangui descendent l’actuel RCA vers 1800, sous la conduite d’un prince portant le titre de Motuki et nommé Kotongo-Songu (Cotongo-Songhou, selon leur écriture). Des sous groupes s’en seraient rapidement détachés par les zones de terres fermes qui ne sont pas assez larges, pour s’intaller sur les actuels territoires de Bolobo, Makotipoko ou de Lukolela. Ils y ont créé leurs petites principautés, reconnaissant toute comme souverrain, le Motuki, bien que les liens se soient réduits au strict minimum. Des témoignages plus nombreux des explorateurs belges, attestent également que les mouvements de déplacement et d’installation dans la zone d’eau continuaient à s’opérer sous leurs yeux (fin du XIXè). On note aussi dans ces témoignages qui ont interrogé la mémoire des gens de l’époque sur ce qu’ils pouvaient avoir retenu de leurs pères sur leur immigration, l’existence de plusieurs nkoko, des patriaches qui ont eux des rôles divers: d’aucun furent législateurs, d’autres guerriers, administrateurs de localités, féticheurs et devins, commerçants, négociateurs diplomatiques etc…. On peut citer parmi les nkoko les plus admis : Yoka, Mbuku, Bomboko, Tayoka, Ndinga, Ndokekia, Bosende mais surtout Ngobila, dont certaines caractéristiques qui lui sont attribuées, se rapprochent du célèbre Ngobila téké. Cela expliquerait-il une origine téké des ngalas, ou plutôt ne s’agit-il que de l’assimilation d’une légende appartenant à un des peuples avec qui ils ont partagé le voisinage? Ou encore, ce Ngobila ngala est un tout autre personnage?

Le plus anciens des nkoko, ces meneurs de peuples vers les nouvelles terres serait nkoko Ngeli. Il aurait fondé près de Lukolela le village de Banunu-bobangi.
C’est nkoko Ndinga, expert en techniques de pêche en eaux stables qui aurait fondé Bokoso, qui deviendra « Mossaka ». Homme très ouvert, il fit de ce carrefour riche en poisson, un lieu d’accueil, de séchage du poisson, de commerce, et de travaux techniques entre tous les pêcheurs venant de l’Oubangui, du Congo ou des autres cours d’eaux. En langues ngala, on dira qu’il en fit un nganda. La tradition orale bobangi nous apprend aussi qu’il eût trois garçons: Bondinga qui fonda le groupe « Koyo », Ngassaï les « Mboshi » dit « Olee », et Ondayi les Mboshi dit « Mbonzi ». Tandis que nkoko Yoka, serait l’ancêtre des Likuba.

 

 

 

 

 

 

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