Biographies

Anga, Pierre. Homme politique. Il fait ses études supérieures en URSS où parallèlement à la formation militaire il obtient un doctorat en sciences sociales. Originaire du groupe ethnique Kouyou comme Marien Ngouabi, il le servira comme officier d’ordonnance avant d’intégrer brièvement le Comité Central du PCT en 1972. A la mort de Marien en 1977, Pierre Anga intègre le Comité Militaire du Parti. Mais très vite ses contradictions avec d’autres membres influents du CMP tel que Florent Ntsiba et surtout Denis Sassou Nguesso qu’il accuse d’avoir tué l’ancien président se font au jour. Quand Sassou prend le pouvoir effectif en 1979, Anga est mis en résidence surveillée dans un premier temps, puis décide de se rebeller en 1986 en créant un maquis dans son district d’origine. Il y sera abattu en 1988 par l’armée congolaise.

Angor, Léon Robert (Souanké, le 13-07-1926, mort le 02-10-1993) Homme politique congolais. Comptable de formation, il se convertit au syndicalisme. représentant local de la CGT-FO, syndicats français de gauche. Il fut un des principaux meneurs des grèves de Juillet-Août 1963 qui aboutirent à la démission de Fulbert Youlou le 15 Août 1963. En décembre de la même année ANgor fut élu président de l’assemblée en remplacement d’Alphonse Massamba Débat devenu président de la république. Marxiste intransigeant et partisan de la violence des milices du parti, il déclara que « les militants avaient le droit de liquider sur le champ, tout partisan de la contre-révolution ». Renversé en 1966 à la tête de l’assemblée national par un vote qui porta George André Mouyabi à sa place, Léon Angor organisa quelques mouvements violents, dont le saccage du siège du MNR, qui le conduisirent en prison en juin de la même année et y resta jusqu’en août 1968. Par la suite, il se retira de la politique active, et ut nommé ambassadeur à plusieurs reprises.

Badila, Louis (Né en 1931 dans le Pool). Prêtre et journaliste, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire catholique, la semaine africaine en 1962. Il s’illustra en tenant tête aux idéologues communistes du régime de Massamba Débat, et en dénonçant les exactions commises par ses milices officielles de la JMNR. Cela lui valu la prison et les tortures à plusieurs reprises, accroissant en fait son aura. Il survécut au régime qui s’effondra en 1968. Après les assassinats sauvages qui accompagnèrent celui de Marien N’Gouabi, emportant Massamba Débat et le cardinal Emile Biayenda l’Eglise catholique confia sa grande messe de requiem à lui Badila. Son homélie portée sur le pardon et la paix, évita au Congo une dramatique guerre civile.

Balou, Jean. (Né en 1922), mort? Peintre. Précurseur de la peinture moderne congolaise dès 1942.

Battambica, Maurice. (né en 1929, décédé en 1965) Dramaturge. Cet instituteur de profession est le créateur de la première pièce de théâtre du Congo, et de l’Association du Théâtre Congolais (ASTHECO). Sa pièce s’intitulait « le maître d’école a tué sa femme ». Sony Labou Tansi ou encore Guy Menga, deux parmi ses plus illustres successeurs le louaient comme un maître.

biayendaBiayenda, Emile né à Mpangala en 1927, mort à Brazzaville le 20 mars 1977. Cardinal. Après des études à Mpangala et aux missions catholiques de Kindamba et Boundji, il entre au petit séminaire de M’Bamou et enfin au Grand séminaire de Brazzaville. Il est ordonné prêtre en 1958 et nommé vicaire à la paroisse de Ouenzé puis Curé de Mouléké. Sa nature de conseiller des âmes, sans distinction de condition, fait de lui une cible récurrente pour les marxistes qui arrivent au pouvoir dès 1963, se livrant à la chasse aux non rouges et s’opposant à l’Eglise. Il en subit plusieurs tracasseries jusqu’à la torture. Il se retire en France en 1965, y passer une de théologie et une thèse de sociologie aux universités catholiques de Lyon sur les coutumes Kongos en 1969. A partir de cette date, sentant le communisme s’incruster au Congo le Vatican va imposer l’abbé Biayenda comme un contre-poids au pouvoir. Le 17 mai 1970 il est ordonné évêque à Rome. A la mort de monseigneur Théophile Mbemba, le 14 juin 1971, il devient archevêque de Brazzaville. Le Vendredi 2 février 1973, il est élevé cardinal par le pape Paul VI qui lui impose la barrette cardinalice a Rome, le 5 mai de la même année. Sans le vouloir, il apparait comme la plus haute autorité morale du Pool. C’est sans doute à cause de cette position que le 20 mars 1977 il sera assassiné, deux jours après Marien Ngouabi, pour le crime d’avoir été le dernier rendez-vous sur l’agenda du Président. Denis Sassou Nguesso qui annonça sa mort la justifia par une vengeance de la famille des NGouabi. Ce que celle-ci niera immédiatement. Aucune enquête ne sera ouverte quant à ce décès.

Biyoudi Jean (né en 1925 à 1998). Instituteur, syndicaliste et homme politique. D’abord membre du parti de Tchicaya dès les années 1940, il rejoindra l’UDDIA de Youlou à sa création. Sécrétaire d’Etat à la jeunesse et aux sport dans le gouvernement de 1958 puis député en 1959. Après le régime Youlou, il connaitra une carrière d’inspecteur de l’enseignement, largement respecté.

Bokilo Gabriel. Homme politique et banquier congolais, né à Brazzaville en 1938. Fils d’un célèbre et riche commerçant, Bokilo fit ses études de droit en France, à Bordeaux et à Paris, jusqu’au DESS. De retour au pays, il fut tour à tour sous-préfet, secrétaire générale de la mairie de Brazzaville, puis directeur de cabinet. Il intègre la Société Générale des Banque du Congo, puis la Banque Africaine de Développement, et ensuite la Banque Mondiale. En 1973 il est nommé directeur nationale de la Banque des Etats d’Afrique Centrale. Il y démeurera jusqu’à sa retraite, se taillant une forte réputation d’intégrité et de compétence. Candidat au poste de premier ministre à la fin de la Conférence Nationale Souveraine de 1991, il s’en sortira avec une très honorable troisième place. Créant ensuite son parti l’URN, dont l’aura ne réussira jamais à dépasser sa cellule ethnique de base.

Bokamba Yangouma, Jean Michel (Mossaka, 1940) Homme politique. Instituteur de formation, il connut un ascension politique fulgurante dans les années 70, sans justification particulière. Nommé par le congrès du PCT Secrétaire général de la Confédération Syndicale Congolaise (syndicat unique) en 1978 il sera reconduit en 1984 et 1989. Cette année là, sa fille en partance pour le France perdra la vie dans l’attentat aérien contre un DC10 au départ de Brazzaville et appartenant au groupe Air France. Bokamba Yangouma convaincu que d’autres autorités du pays qui avait retirées retirées leurs enfants de la liste des voyageurs, entra en conflit avec Denis Sassou Nguesso. L’année suivante il jeta les travailleurs dans la rue, pour réclamer des hausses de salaire. C’est ce mouvement qui aboutira à la Conférence Nationale Souveraine. Il y fut accusé d’avoir détourné des cotisations syndicales, mais su se sortir d’affaire et fut élu vice président du parlement transitoire qui s’ensuivit. Aux élections générales libres de 1992, à Mossaka ouil était candidat, aucun résultat ne pu sortir des urnes pour le départager de Gabriel Bokilo, et le siège de cette circonscription resta vide durant toute la législature. Au retour de Sassou Nguesso au pouvoir par la guerre, il pris la route de l’exil et revint en 2001, menant un opposition tiède et presque invisible.

Botséké Laurent. (Né à Mossaka en 1942). Plus connu comme journaliste en lingala, il fut d’abord musicien. Magnant à merveille la guitare solo, le chant et le texte, il fut sociétaire de l’orchestre Super Boboto très au top dans les années 1970. On lui doit des chef-d’oeuvres comme « Mwasi ya bar« , mais aussi des chansons politiques, dites à l’époque « chansons révolutionaires » comme « Tribalisme » ou « conférence nationale« . Il passa un temps sous l’uniforme militaire avant d’atterrir à la radio et télévision nationales; Sa maîtrise de l’idome des bords du fleuve a fait son succès et sa réputation. Il l’a en effet magné avec une dextérité et une élégance sans pareil, relevant toute la poésie et la capacité d’adaptation du lingala.

Boukaka, Franklin. (Né en 1942 – décédé en 1972). Chanteur engagé, expert incontesté de la satire politique, il pronait l’unité national et le panafricanisme. Critiquant sans concession l’embourgeoisement de la classe politique, mais aussi les moeurs sociales rétrograde. Ce natif de la région du Pool fut aussi un chanteur romantique de talent. Il fut associé par le régime Ngouabi aux mutins soutenant Diawara. Arrêté, il fut exécuté par l’armée sans procès, à 30 ans. Sa prose en français, lingala ou en lari continue à faire l’unanimité.

Bounzéki Ndongala, Emmanuel. Né en 1941 en Centrafrique, d’une mère centrafricaine et d’un père congolais. Ecrivain et homme de science. Titulaire d’un Master of science en chimie obtenu aux Etats-Unis, où il est retourné enseigné quelques années plus tard après avec servi à l’université Marien Ngouabi de Brazzaville, il entre en écriture par la poésie. Un fusil dans la poche, un poème dans la main fut son premier roman. Il enchaina ensuite avec des oeuvres comme « Feux des origines » (Grand prix d’Afrique noire), « les petits garçons naissent aussi des étoiles » ou encore « Johnny, chien méchant« . Il est sans doute, dans le top 5 des écrivains les plus talentueux de notre pays.

p.s.brazzaBrazza, Pierre Savorgnan de. Rome 26-01-1852, Alger 14-09-1905. Explorateur italien naturalisé français, né à Rome sous le nom de « Pietro Paolo Savorgnan di Brazzà » il deviendra après sa naturalisation française « Pierre Paul François Camille Savorgnan de Brazza ». Il explora la rive droite du fleuve Congo ouvrant la voie à la colonisation française en Afrique équatoriale. Sa bonhommie et son approche pacifique des Africains lui permirent de soumettre sans grandes difficultés les pays qu’il explora pour le compte de la France. En 1880, il créa au village de M’Foa, le poste français de Brazzaville.
Si on a reconnu en lui un explorateur qui privilégia l’approche pacifiste, ses compagnons (Marchand, Baratier, Largeau) lui reprochaient sa paresse (son plaisir exagéré de se faire transporter en tipoye lui valu le surnom de « farniente ») et sa mauvaise gestion. Largeau père dans sa lettre à son fils du 5 novembre 1891 écrit : « Le désordre que l’on remarque autour de lui, le débraillé de sa tenue, sont les répercussions de son état intellectuel: il n’a aucun plan arrêté, change d’idées 20 fois par jour et le moment d’agir venu, il cède à l’impulsion de ce moment-là. Le même désordre règne dans toutes les branches du service: le gaspillage est épouvantable: on va de l’avant parce que le ministère l’exige, mais sans rien organiser… » Un peu plus de cent ans après son décès, ses cendres et celles de son épouse ainsi que de leurs quatre enfants, ont été exhumés, le 1er octobre 2006, du cimetière chrétien des Brus, dans le quartier d’El Madania sur les hauteurs d’Alger, où il reposait depuis 1905, pour être transférées vers Brazzaville. Le mausolée construit à Brazzaville à cet effet est constitué d’une coupole en acier et verre, recouvert de 500 tonnes de marbre blanc de Carrare, décoré à l’intérieur par une grande fresque représentant l’explorateur « civilisant les nègres ». Il a coûté la bagatelle de 10 milliards de francs CFA. D’où une vive polémique sur l’opportunité d’une telle action tant du point de vue conceptuel que financier.

Bueta Mbongo (Mi Mpanzou, dit): Grand commerçant et chef politique Lari. Ayant emmené son peuple de terre en terre depuis le pays Kongo, il passa de fins accords commerciaux et civils avec les tékés afin de s’installer sur leur terre. Mais il eût maille à partir avec l’administration française dont les désavantages des accords proposés par ceux-ci lui semblaient inadmissibles. Il entra en rébellion vers 1896, sans doute encouragé par les échos des exploits de la résistance de Mabiala ma Nganga à l’Ouest du Pool. Il fut capturé par les troupes d’Alfred Fourneau en 1897 et décapité. Enterré près des chutes de la Loufoulakari, sa tombe devint un lieu de pélérinage durant plusieurs décennies.
Voir, Jean Malonga, Connaissance de l’ethnie lari, liaison, 1957.

Chaillu, Paul (Belloni du) né en 1831- mort en 1903).AMéricain d’origine française. Autodidacte, cet aventurier donna son nom au massif de la région du Niari (le massif du Chaillu), pour les avoir « découvert ». Il écrivit quelques livres, récits de ses « explorations » et des « sauvages » y rencontrés, surtout au sujet de ses exploits de chasse au gorille dont il était un chevronné.

Chavannes, Charles de. 1853-1940. Avocat originaire de Lyon. En mars 1883 de Chavannes s’embarque comme secrétaire particulier de Brazza. Il fut son ami intime, participant notamment à la fondation de Brazzaville dont il sera le premier résident. On le doit le seul portrait connu du mokoko Ilo, ou encore le célèbre portait de Brazza enturbané. Excellent chasseur, il fut surnommé « Tara Niama » (le père qui apporte la viande); Après le départ de Noël Ballay il est nommé lieutenant-gouverneur du Moyen Congo avec résidence à Libreville en mars 1889. Il y restera jusqu’en 1894. Malade il regagne la France. Chavannes qui n’est jamais entré dans l’administration coloniale sera nommé gouverneur honoraire en 1897. Une gare de Loulombo sur le chemin de fer portait son nom jusqu’en 1975.

Cholet, Joseph Dominique Marie. Né à Nante, le 21 avril 1859, mort à Loango d’épuisement le 16 décembre 1892. Compagnon de Brazza, il fonda le poste de Loudima et de Ouesso. Nommé administrateur par intérim de la région du haut Congo et de Brazzaville, il mourru deux ans plus tard, après avoir parcouru 6000km à pied.

Général DabiraDabira, Norbert. Général et homme d’affaire. Né en 1949 à M’Boma dans la Cuvette. Il fait ses études militaires en Roumanie, en RDA et en URSS ou il obtient un doctorat. En 1983, le capitaine Dabira en poste à Pointe-Noire reçoit en visite son père qui est accompagné d’un ami, Julien Nguesso, père du Chef de l’Etat. Celui qui de passage en visite de travail dans la ville côtière, va s’enquérir du lieu de séjour de son père et fait par ce biais, la connaissance du jeune officier. Sassou Nguesso qui manquait de parents soldats à qui confier des postes sensibles, saisit l’occasion et faire de lui un grand homme. En 4 ans, comme un éclair, Norbert Dabira aura gravi 4 grades, atteignant celui de général. Il s’essaiera à la politique également, se voyant nommé secrétaire du comité central du PCT, chargé du département politique à l’armée. Réduit à rien à la suite de la conférence nationale, il sera réhabilité après le retour de Sassou Nguesso au pouvoir. Il s’adonne depuis à la production audiovisuelle, en étant propriétaire de la seule chaine de télévision privée autorisée à Brazzaville, DRTV.

Délima (Manuel de Lima, dit). (Angola, 1942- Brazzaville 1997). Haltérophile et catcheur congolais, d’origine angolaise. Il marqua l’opinion par ses exploits, se mesurant à des lions ou soulevant des voitures. En catch, il sauva l’honneur du Congo en décrochant un match nul dans son combat contre le célèbre catcheur zaïrois Edingwe.

Diawara, Ange (Bidié, dit). Né à Sibiti en 1943 – décédé à Brazzaville le 24 avril 1973. Militaire et homme politique. De père congolo-malien et de mère larie de Goma Tsé-Tsé. Il obtint une licence d’économie en France, avant d’y subir une formation militaire. De retour au pays, l’homme est très prolixe, excellent orateur, cultivé (il est incollable sur Nietzsche et Marx) il sera de tous les évènements de son temps. Il dirige la jeunesse du MNR (JMNR), puis en 1968 aide activement et avec succès, Marien Ngouabi à renverser le régime de Massamba Débat. Il sera premier vice-président du CNR exécutif de transition. L’année d’après, il fait partie des fondateurs du Parti Congolais du travail, parti unique, marxiste-léniniste, dont il est membre du bureau politique, chargé de la défense et de la sécurité nationale. Puis Ministre du développement, de l’agriculture des eaux et forêts. Il a alors 27 ans. Dès cette époque, il reproche au président Marien N’Gouabi une tiédeur idéologique, doublée d’un penchant tribaliste, surnommant la classe qui se forme en OBUMITRI, à savoir « Oligarchie bureaucratique militaire et tribaliste ». En 1971 il est relevé de ses fonctions gouvernementales, mais garde celles au sein du bureau politique du PCT. Le 22 février 1972 il improvise un coup d’Etat afin de « sauver les idéaux de la révolution ». Cet évènement restera connu sous le nom de M22 (mouvement du 22 février). La référence matsouaniste et pro-Pool n’est pas loin. Il prendra le maquis suite à l’échec de son putsch, sera pris et exécuté sommairement. Son corps exposé au stade de la Révolution (actuel stade Massamba-Débat) par les autorités qui voulaient en faire un exemple et une mise en garde.
Avec André Grenard Matsoua, il est à n’en point douter une des plus hautes références politiques et morales du Pool. Une icône.

Fylla, Guy Léon. Peintre

Pierre Kinganga dit SiroccoKinganga, Pierre. Surnommé Sirocco à cause de sa passion de la vitesse, notamment à bord de sa Vespa. Militaire. Tête brûlée par tempérament, le lieutenant Pierre Kinganga improvisa un putsch au matin du 23 mars 1970, imitant sans plus de précautions Bernard Kolélas qui un an plus tôt avait échoué. A l’aube, ses complices armées par Kinshasa et qui ont traversé la nuit, s’emparent de Radio-Congo « La voix de la révolution congolaise », lisent un discours qui annonce la fin du régime Ngouabi avant de conclure par la diffusion de l’ancien hymne national « La Congolaise ». Dans les cités, des scènes de liesse ont eu lieu spontanément. L’on a brandi dans les rues de petits drapeaux aux anciennes couleurs nationales lorsque « Sirocco » passe par le marché Total pour haranguer la population. Des foules de jeunes l esuivent et vont se rassembler devant le siège de la radio. La fête va brutalement tourner au bain de sang quand « l’armée populaire nationale » arrive sur les lieus et engage la contre attaque à l’arme lourde. En début d’après-midi, le Commandant Marien Ngouabi peut annoncer « l’écrasement de la contre-révolution ». Dans l’arrière-cour de l’immeuble de la radio, les forces loyalistes liquident les derniers survivants qui se sont rendus. Le lieutenant Pierre Kinganga sera retrouvé et abattu, son corps exposé en caleçon (qu’on appellera désormais à Bzv le « kinganga »), la poitrine bardée de gris-gris anti-balles, et criblée de… balles. Le capitaine Augustin Poignet dans le coup, sans doute véritable bénéficiaire de ce putsch mais absent de la radio, avait réussi à s’enfuir. Un communiqué officiel demandera sa capture, « mort ou vif ». Dans les représailles, la gendarmerie nationale soupçonné de sympathie au putschiste sera dissoute, une demi douzaine d’officiers prétendus complices seront condamnés à mort par la cour martiale, et fusillés le 29 mars 1970 et de nombreux hauts fonctionnaires du sud du pays seront frappés par des mesures « d’épuration ». « A partir de maintenant, pouvait déclarer le camarade président Marien Ngouabi, la révolution reprend son élan, et nous ne déposerons les armes que lorsque la victoire de la révolution sera totale ».

Mabiala ma Nganga. Né? décédé le 23 octobre 1896. Féticheur et activiste anticolonialiste, d’ethnie hangala dans le Pool. Opposé au travail forcé colonial, il organisa une révolte en 1892 dans les villages de Mindouli et Missafou, en pays bahangala. Ses actions consistaient principalement en des actes de sabotage des intérêts coloniaux. Son quartier général était établi dans un grotte naturelle aménagée, et gardée secrète. Il y résidait avec une vingtaine de ses lieutenants. Le capitaine Marchand en place ne pouvant y mettre fin, dû faire appel à Baratier, alors en Route pour Fachoda. Trahi par un autre hangala pour un ballot d’étoffes, Mabiala Ma Nganga fut asphyxié par le capitaine Baratier qui mit le feu à l’entrée de sa grotte. L’insurgé y mourrut en compagnie d’une dizaine de ses fidèles qui refusèrent de se rendre. Sauf le vieux Mabala. Deux de ses lieutenants qui ne se trouvaient pas dans la grotte lors de l’assassinat, Mayoké et Missitou, purent se réfugier dans des villages tékés environnant. Mais les chefs locaux, apprenant le vieillard Mabala s’était rendu aux autorités françaises sans conséquences, livrèrent Mayoké et Missitou à l’administrateur Mangin. Ils furent arrêtés et fusillés le 17 novembre 1896. Ce fut la fin de la révolte bahangala et le bannissement de Mabala comme étant celui qui sans doute avait donné Mabiala mâ Nganga. Pourtant, les babeembé qui avait rejoint Mabiala, poursuivirent la résistance jusqu’en 1911.
Voir notamment, A. Baratier, La mission marchand. Ed Fayard.

Malanda Ma Kurua koma (Victor Malanda, dit). Né à Mindouli en 1910, mort ?. Leader d’un mouvement religieux syncrétisant le catholicisme aux rites kongo, dans les années 1960. Il eut un grand succès, notamment dans ces séances de délivrances où il disait soulager les sorciers de leur triste mission de mangeurs d’âme. Le siège du mouvement se trouvait à Kankata près de Mindouli, ce qui n’empêcha pas les fidèles d’affluer régulièrement de toutes les grandes villes du Congo, voire de la RDC. Le mouvement s’éteignit à la mort de son fondateur.

m-debat Massamba-Débat, Alphonse (une francisation de son nom traditionnel « Massamba ma Ndébani »). Né à Nkolo en 1925, assassiné le 25 Mars 1977. Homme politique. Formé d’abord dans une école protestante, il intègre ensuite l’Ecole primaire supérieur de brazzaville qui formait des cadres moyens, puis l’école des cadres de l’Afrique équatoriale française. Puis il est affecté au Tchad comme enseignant, puis formateur d’enseignants. De retour au Congo, il exercera comme Directeur de l’école de Mindouli avant d’être nommé Directeur de l’Ecole des Cadres de l’AEF à Brazzaville. Membre du PPC de Félix Tchicaya, il adhère en 1956 à l’UDDIA. Elu député en 1959 il est aussi élu président de l’assemblée. En 1961 il est ministre du plan, avant de regagner la présidence de l’assemblée à plein temps en début 1963, suite à des divergences de vues avec le président Youlou. A la chute du président le 15 Août 1963, le pouvoir lui échoit conformément à la constitution. Les principaux poids lourds et adversaires politiques de Youlou, à savoir Félix Tchicaya et Jacques Opangault étant décédés dès 1961, Massamba-Débat a les mains libres. Il fait voter une constitution instituant un parti unique le 8 décembre 1963 (processus en réalité déclenché par Youlou et prévu être mis en place en Août 1963) et le 19 décembre, Massamba Débat est candidat unique à l’élection présidentielle. Il est élu à 100% des suffrages exprimés. Dans la foulée des slogans qui avait dominé les évènements ayant conduit de Youlou, Massamba-Débat fait pencher le pays vers le socialisme scientifique, qu’il acclimatera en « socialisme bantou ». A partir de cet instant, son régime s’enfoncera dans un dogmatisme sévère, où au nom de la révolution la vie politique va se transformer en violence, et le débat, en une espèce de course à qui aura la citation la plus rouge. C’est dans ce contexte que la milice politique appelé la Défense Civile et l’organisation de jeunesse du parti unique, la JMNR auront les mains libres pour commettre des exactions, dont le point culminant sera l’assassinat en février 1965, de trois personnalités dont les positions ne sont pas du goût du pouvoir : le Premier Président de la Cour Suprème Lazare Matsocota, le Directeur de l’Agence Congolaise d’Information Anselme Massouémé ainsi que l’abbé Joseph Pouabou. Ces premiers assassinats politiques de l’histoire du Congo connaitront un procès à huis clos en 1969 sans apporter réellement la lumière sur les véritables auteurs.
Néanmoins, Massamba-Débat brillera particulièrement en économie. Il s’engagea dans l’assainissement des finances et l’industrialisation du pays comme nul l’a fait avant ni après lui. Celui-ci qui laissa une réputation que gestionnaire rigoureux et à l’extrême de l’honnêteté, souvent très anecdotique. Mais la terreur du régime le rend impopulaire et c’est sans difficulté que Marien Ngouabi s’empare du pouvoir militaire, et, constatant que Massamba Débat manquait de soutien, le pousse à la démission.
En 1978, quelques heures après l’assassinat de Marien Ngouabi, il est arrêté à son domicile, torturé et exécuté une semaine plus tard. A la conférence nationale certains témoignages avaient affirmé que ses tortionnaires lui auraient crevé les yeux, avant de le pulvériser par une charge d’obus. La rumeur prétendait que Marien Ngouabi envisageait de lui remettre le pouvoir.
Il laisse un livre: Le meilleur héritage, L’Harmattan.

 

 

matsoua statueMatsoua, André Grenard ( dit aussi Matsua’ndélé). Né en 1899 à Manzakala, mort en janvier 1942. Son père Ngoma, ressortissant de Mpangala étant décédé avant sa naissance, c’est sa mère mâ Nkoussou, une larie originaire de Manzakala qui s’occupera seule de l’élever. Elève à l’école de la mission catholique de Brazzaville puis employé des douanes d’où il porte le fameux « matricule 22″, décliné en « M22″, qui deviendra tout un symbole. Il se rend en France et s’engage en 1922 dans le corps des Tirailleurs sénégalais. Il sert pendant la Guerre du Rif au Maroc et la termine comme sous-officier.
Comptable à l’hôpital Laënnec, il suit des cours du soir. En juillet 1926 il fonde à Paris, « l’Amicale des originaires de l’Afrique Équatoriale Française« , une association destinée à « secourir les Noirs libérés du service militaire en France ». La société d’entraide mettra peu à peu en avant des objectifs éducatifs et surtout se défend de toute prise de position politique. Matsoua se politisera au contact de syndicalistes français et des discours du Parti communiste. L’Amicale qui ouvre des bureaux à Brazzaville et Pointe-Noire connaît un succès fulgurant, dépassant le cadre de l’AEF quand il ouvre un bureau à Léopoldville (Congo Belge), avec relais en Afrique de l’Ouest. Il s’insurge contre les abus coloniaux, notamment lorsqu’il écrira en 1928 deux lettres au président français Raymond Poincaré, s’élevant contre le code de l’indigénat et le travail forcé sur le chantier du chemin de fer Congo-Océan. En 1929, il est arrêté à Paris et transféré avec cinq de ses compagnons à Brazzaville où son procès se tient en avril 1930. Le tribunal, qui siège dans la mairie de la capitale, le condamne à trois ans de prison et dix ans de déportation au Tchad. À l’extérieur, plusieurs milliers de ses fidèles sont dispersés par les forces de l’ordre.
En 1935, il quitte secrètement le Tchad avant le terme de son bannissement et regagne la France sous un faux nom, via le Nigeria, le Sénégal et le Maroc, profitant de son réseau panafricain bâti grâce à l’Amicale. À Paris où il réside au 38 de la rue Aubervilliers dans le XVIIIème arrondissement, il relance dans la clandestinité les activités de l’Amicale. En 1939 lorsque la France entre en guerre, Matsoua par conviction anti-nazi, sort de sa clandestinité et s’engage dans les troupes françaises. Blessé au front, admis à l’hôpital Beaujon, il est dénoncé par l’un de ses proches auprès des autorités de Vichy. Appréhendé par la police il est réexpédié vers Brazzaville pour y être une nouvelle fois jugé. Il est accusé de faire miroiter un avenir impossible à ses compatriotes. S’y ajoutent des accusations invraisemblables d’extorsion de fonds, escroquerie, abus de confiance. En février 1941, il est condamné à la prison à perpétuité. Incarcéré à Mayama, il y survivra à peine une année. Il serait mort en janvier 1942. Craignant une émeute généralisée, l’administration l’aurait fait enterrer à la sauvette, en pleine nuit. Ce qui est sûr c’est qu’aucun officiel n’annoncera jamais sa mort.
Ses fidèles ont transformé son mouvement en religion. Souvent accusée d’obscurantisme, de conservatisme voire regressisme. Les adeptes renoncent à « tout ce qui vient du blanc »: chaussures, tissus occidentaux, langue, religion, voiture, boites de conserve etc… Ces matsouanistes-religieux, appelés aussi « corbeaux » se sont fédérés après la grève des « 3 francs », qui consistait à refuser le paiement de l’impôt, en protestation à la disparition de Matsoua. Si aujourd’hui le mouvement est vieillissant, il a marqué d’une emprunte forte la sociologie du Congo et en particulier de la région du Pool, qui compte toujours au moins un matsouaniste-religieux dans chaque famille.
* Le matsouanisme originel est une idéologie de l’émancipation solidaire des Noirs. Solidarité entre eux, mais aussi avec les occidentaux, détenteurs d’un savoir dont les Noirs ont tant besoin pour leur développement matériel. Matsoua n’est pas un anticolonialiste au sens premier du terme. Il lutte pour un statut plus égalitaire entre colons et colonisés, pour un meilleur investissement de la métropole dans le développement des colonies, et pour le respect mutuel des cultures.

Mbemba, Martin (né à Brazzaville en 1942). Avocat et homme politique. Il fait des études de droit à Nancy, et milite au sein de la puissante A.E.C, association des étudiants congolais en France. En 1972 lors de la conférence organisée par Marien Ngouabi, il se fait remarquer en lançant une critique acerbe contre ses collègues de l’A.E.C (notamment Adada et Abibi) qu’il accuse d’arrimer le mouvement à la politique de Marien. Avocat au barreau de Paris, il rentre au Congo ou il jouit d’une réputation excellente et se fait remarquer dans des procès politiques. Il est ministre du gouvernement de transition mis en place en 1991, puis réussit à se faire élire député du Pool l’année d’après, grâce à l’affiliation de son parti au MCDDI de Bernard Kolélas. Il est ministre, puis ministre d’Etat depuis le retour de Sassou Nguesso au pouvoir en 1997.

Mbéri, Martin. Avocat et homme politique. Né en 1940. Enseignant dans une école primaire, il est désigné comme député au début des années 60. Il prend une part active au renversement de Youlou ce qui lui vaut d’être au présidium de la JMNR en 1964. Pour avoir dénoncé le fait que le 1er secrétaire de la JMNR ne pouvait pas cumuler à cette fonction celle de Ministre de l’intérieur, il est banni et jeté en prison. A la faveur du coup d’Etat de Ngouabi, il retrouve sa liberté, et intègre le CNR en 1968. 3 ans plus tard, il dénonce par des tracts le tribalisme exercé par Marien Ngouabi qui peu à peu écarte les cadres du sud de la sphère politique et militaire, les reléguant à des postes subalterne. Il est de nouveau mis en disgrâce et emprisonné. Mais l’année d’après il est libéré, nommé membre du comité central du Parti Congolais du Travail, avant d’en être exclu définitivement. Il poursuivait entretemps des études de droit, qui aboutiront à faire de lui un magistrat, procureur de la république de Brazzaville. Devenu avocat dans les années 1980 il connait une traversée du désert. C’est à l’approche du multipartisme que ses amis du PCT se souviendront de lui, en le chargeant de défendre la continuité de la constitution de 1979, et notamment pour permettre au président de la république élu par le parti, de demeurer en poste jusqu’en mandat fixé par l’ancien régime. L’avocat n’estpas convainquant, mais le politique est redoutable. A la fin de la conférence nationle, sentant que Sassou Nguesso ne peut plus être sauvé, il s’alliera avec d’autres pour créer l’UPADS et propulser Pascal Lissouba à sa tête. Il s’appliquera à rabattre les population sde sa région d’origine la Bouenza, vers ce nouveau mouvement, ce qu’il réussira avec succès, puisque l’UPADS remportera la plus part des élections démocratiques qui s’ensuivront, et Mbéri Martin surnommé le porte avion, en sera le porte parole le plus radical, au dessus d’être ministre de l’intérieur. En 1997, alors que le régime de Sassou renverse le pouvoir UPADS, Martin Mbéri réussi à quitter le bateau Lissouba qui a pris de l’eau de toute part pour rejoindre un gouvernement d’après guerre tout en tentant de prendre la tête de l’UPADS. Il sera remercié quelques années plus tard par Sassou et depuis, il ère sans avoir retrouvé son lustre au sein de son ancien parti.

Guy Menga (Bikouta Menga Gaston, dit:) Journaliste-écrivain et dramaturge. Enseignant, il passe rapidement comme animateur à la radio. Sa passion pour les contes anciens le conduisent à les raconter au théâtre. Ses pièces tels que la marmite de Koka Mbala, Okouélé, Ndako ya Ndélé ou l’Oracle sont des chefs d’oeuvre joués par des troupes du monde entier. Quant à son ouvre littéraire, La palabre stérile, les aventures de Moni Mambou (en plusieurs volets), Les Indiscrétions du Vagabond resteront des succès qui feront longtemps la fierté de la littérature congolaise. Les troubles politiques du régime Marien Ngouabi l’ayant conduit à l’exil, il tua peu à peu sa plume. En 1991 il fut nommé ministre de l’information du gouvernement de transition d’André Milongo, puis se retira de la politique tout en restant fidèle à son mentor.

Moudileno Massengo, Aloïse. Né à Vindza en 1933. Avocat et homme politique. Après des études de droit à Nancy, il regagne le pays. En 1968 il est nommé ministre de la justice et du travail, puis de l’information. Vice président du conseil d’Etat, il est la cible d’un certain nombre d’attaque au sein du parti. En 1972 il va en France sans crier garde et y envoie sa célèbre lettre de démission à Marien Ngouabi dont le peuple retiendra particulièrement le passage « j’ai l’âme trop fière pour me complaire dans la médiocrité et la confusion des textes et des situations« . Durant le 19 années qui vont suivre il seraavec son parti créé en exil le Front Patriotique Congolais l’opposant le plus reconnu à l’étranger, multipliant les critiques des régimes marxistes successifs du Congo dans ses pamphlets littéraires et ses passages dans les médias internationaux couvrant l’Afrique tels que Jeune Afrique ou RFI. Il regagne le pays à l’aube de la conférence nationale et parait un temps comme le plus crédible des potentiels successeurs de Denis Sassou Nguesso. Mais son électorat de base lari ne lui pardonne pas d’avoir été 4 ans durant au PCT. Son entêtement à ne pas rejoindre un grand parti finira par l’ostraciser. Il ne réussira même pas à se faire élire député.

Moungounga Nkombo Nguila. Né à Mouyondzi le 9 avril 1940. Homme politique. Dipômé de l’Ecole supérieur de commerce de Bordeaux et d’un école de commerce de Marseille. En 1978 il est accusé de complicité dans la mort de Marien Ngouabi et se voit condamné à 10 ans de travaux forcés. En 1991 il est un des piliers de l’UPADS pour lequel il sera ministre cinq ans durant. c’est son passage aux finances qui marquera le plus les esprits. Il sera accusé de bien de malversations. Prenant la poudre d’escampette après la victoire militaire de Sassou Nguesso sur leur régime en 1997, il tente depuis d’organiser une opposition depuis la France où il est en exil. Il reste une des personnalités les plus en vue da sa région d’origine, la Bouenza.


Moundanda Antoine
, artiste musicien traditionnel. Né à Kikouimba en 1928. Ayant été découvert grâce à Paul Kamba avec qui il jouera jusqu’à sa mort. Son instrument, le Nsangi pour le likembe fera sa réputation. Dès les années 1940 avec son groupe dirigé par Paul Kamba il est une célébrité de la musique citadine congolaise naissante. A la mort de son mentor, il composera le plus célèbre requiem du Congo, intitulé Mabélé ya Paulo. On lui doit aussi Nzila ya Ndolo, ou Nsangu za ya koopa des titres enregistrées au studio Ngoma. Dans les années 50 il refusera d’intégrer les instruments occidentaux dans sa musique. Ce qui l’écartera de la musique populaire. Il assumera son rôle de représenter le pays lors des manifestations folkloriques. Ce qui lui permis des tournées internationales très riches. Au début des années 80 il réussit un come back époustouflant avec son titre « Késé késé« , une satire de l’acculturation. Agé de 80ans, il continue ses tournée avec son groupe, le Likembé géant.

Mountsaka David, Militaire. Né vers 1930. Il fut le premier chef d’Etat major de l’armée congolaise. Il se rendit célèbre en refusant d’engager l’armée au cours des manifestations des 13 et 14 Août 1963, et de ne pas avoir conservé le pouvoir après avoir pris la lettre de démission du président Youlou le 15 Août. Mais accusé d’avoir facilité l’évasion de Youlou en 1965 il sera relevé de ce poste en 1966. Nopmmé à plusieurs postes civils, il sera tour à tour ambassadeur en Algérie, directeur d’entreprises publiques, il sera accusé d’implication dans la mort de Marien Ngouabi et condamné à 20 ans de travaux forcés. Libéré en 1979, il s’exila en France ou il tenta d’animer un parti d’opposition.

Ndinga Hilarion, Peintre. Né en 1932 à Brazzaville. Formé par Pierre Lods (le fondateur de l’école de peinture de Poto-Poto) et Guy Léon Fylla, il surpassera la plupart de ses contemporains. Cet artiste accompli sera reconnu très tôt. Il se laissera à une vie de voyage dès 1952 lui inspirant à chaque fois de nouvelles expressions, passant du réalisme à l’impressionnisme et au cubisme, il tente à chaque fois de capter des « moments fort mais trop brefs dans la vie »(« Le crépuscule », « Pêche au harpon », « le flamboyant », « Mossaka »). On lui également des fresques dans les palais officiels de la République. Cet originaire de la Likouala a su rendre sous ses couleurs la majesté des bords de la Likouala Mossaka, et l’émotion d’un environnement paradisiaque.

Ndzinga Oba, Antoine. Homme politique. Né à Biala dans la Cuvette en 1941, décédé en France en 2005. Docteur en linguistique formé en France, ce cousin de Sassou Nguesso a d’abord été directeur de l’INRAP en 1971 puis de l’INSEED avant de devenir recteur de l’université Marien Ngouabi. De 1977 à 1984 il est ministre de l’éducation nationale, poste qu’il marquera d’un forte emprunte par ses réformes profondes du dispositif éducatif national et ses efforts salués pour l’alphabétisation. En 1984 il est ministre des affaires étrangères jusqu’en 1989. Atteint du sida, il décède à Paris où il occupait les fonctions de représentant permanent du Congo à l’UNESCO. Il laisse l’image du ministre de l’éducation nationale qui a engagé le plus de réformes au Congo et, de ce fait, le plus mémorable.

Ngalifourou (signifie « maîtresse du feu« ), reine téké. Née à Ngabé vers 1864, décédée à Ngabé le 8 juin 1956. Fille de Bokapa, elle épouse comme seconde épouse le Mokoko Ilo à l’âge de 15 ans. En 1879 elle est élue gardienne du Nkwe Bali, ce qui fait d’elle l’épouse en chef et mpère du royaume. Plusieurs témoignage atteste combien elle était plus vénérée que les rois. Car elle en connut plus d’un. En effet, a la mort d’Ilo en 1882, elle est l’épouse des différents roi qui se succèdent à Mbé comme le veut la tradition. Plus qu’à tous, elle s’attachera à son second mari l’Onkoo Ngaywo. Démontrant cet attachement bien après le décès de celui-ci, elle décida d’aller habiter près de sa tombe à Ngabé. Dans les années 1940 dans la politique de réhabilitation des pouvoirs traditionnels locaux, elle fut nommé par l’administration coloniale cheffe du canton de Ngabé. Elle montra un profonde dévotion à la France au point de recevoir la légion d’honneur en 1949. Elle mourut le 8 juin 1956, et fut enterrée une année plus tard dans un tel faste qu’on en parle encore.

marienN’Gouabi, Marien né en 1938 à Ombélé près d’Owando, assassiné le 18 Mars 1977. Fils d’Antoinette Mboualé Abemba et de Dominique Osséré (dit M’Opoma Osséré). Après des études primaires à Owando, il entre en 1953 à l’école des enfants de troupes Général Leclerc à Brazzaville. Il en sort en 1957 avec le brevet et est affecté à Bouar en Centrafrique, puis l’année suivante au Cameroun. En 1960 il va suivre les cours de l’École militaire préparatoire de Strasbourg, puis ceux de Saint-Cyr-Coëtquidan en 1961, où l’on forme alors, dans la précipitation, les cadres des futures armées nationales postcoloniales. De retour au Congo en 1962, avec le grade de sous-lieutenant, il est envoyé à Pointe-Noire, puis à Brazzaville où il commande le 1er bataillon d’infanterie et le bataillon para-commando. Capitaine en 1964, Marien entre rapidement en conflit avec le régime d’Alphonse Massemba Debat, pour des motifs où l’ambition personnelle se mêle étroitement à l’idéologie et au régionalisme. Rétrogradé combattant de 2è classe, rétabli, puis arrêté le 29 juillet 1968 à la suite d’une tentative de coup d’État, il est délivré deux jours plus tard par un détachement de para-commandos que dirige un groupe d’officiers nordistes – dont les futures présidents Yhombi Opango et Sassou Nguesso. Nommé commandant en chef de l’armée, puis chef de l’État après la démission forcée de Massemba Debat, Ngouabi co-fonde, avec ses compagnons d’armes, le Parti congolais du travail, le 31 décembre 1968. La République populaire du Congo devient officiellement marxiste-léniniste. Pendant près de neuf ans, le pays va vivre au rythme d’une révolution rumba, à la fois chaleureuse et expéditive. Cubains et Soviétiques tiennent le haut du pavé, sans que cela n’affecte, dans le fond, les intérêts économiques français. Et cela même si Ngouabi est, en 1972, le premier en Afrique francophone à remettre en cause les accords de coopération avec l’ancienne puissance coloniale. Les premières gouttes de pétrole coulent au large de Pointe-Noire et avec elles vient la corruption. On le dit simple, humain, au point de se promener seul au sein de la population ou de suivre des cours de sciences à l’université. Jacques Foccart ne manquera pourtant pas de l’accuser dans ses Mémoires, de lui avoir demandé de retenir un certain montant sur les fonds de l’aide publique française pour s’acheter un appartement à Paris.
Mais le régime Ngouabi c’est aussi une cascade de coup d’Etats réels et inventés, qui finissent souvent par des exécutions sommaires et à l’exposition macabre des cadavres au Stade de la Révolution; ce sont des occasions rêvées pour des épurations massives de hauts fonctionnaires ou de militaires parmi les cadres du sud, renforçant un noyau au pouvoir de plus en plus nordiste. Tour à tour, Bernard Kolélas, Félix Mouzabakani, Pierre Kinganga, Ange Diawara, tentent des coups de force avec, parfois, l’appui du Zaïre de Mobutu et la neutralité bienveillante de la France. Aussi, lorsque le 18 mars 1977, en début d’après-midi, Marien Ngouabi est assassiné par des militaires au Quartier général des forces armées, l’opinion – qui restera la thèse officielle – veut que les auteurs du meurtre soient des « sudistes ». En l’espace de quelques jours, l’ancien président Massemba Debat est jugé à huis clos et exécuté. Le cardinal Émile Biayenda est enlevé et assassiné. L’ex-Premier ministre (et futur chef de l’État) Pascal Lissouba est condamné à mort – il sera finalement gracié. D’autres exécutions suivront, notamment à l’issue du procès de Brazzaville de janvier 1978. Quant au meurtrier présumé, le capitaine Barthélemy Kikadidi, qui se cache dans le quartier de Makelekele, il sera arrêté et liquidé, séance tenante, le 13 février 1978. Pour autant, le dossier n’est pas refermé. Lors de la Conférence nationale congolaise de 1990, une autre thèse est apparue selon laquelle Ngouabi aurait été assassiné par ses proches. Faible, las du pouvoir et de son statut d’otage d’un groupe de doctrinaires, il envisageait, dit-on (mais sans preuves), de remettre ses responsabilités entre les mains de son prédécesseur Massemba Debat. Une « dérive » que le Nord ne pouvait admettre… Nul en fait n’est aujourd’hui en mesure de trancher, tant le débat demeure passionné, tant il concerne encore des témoins vivants et toujours en activité du psychodrame congolais. Denis Sassou Nguesso (ministre de la Défense à l’époque des faits), Jacques-Joachim Yombi Opango (dont Jacques Foccart écrit qu’il prit contact avec lui, dès 1972, afin de renverser Ngouabi) et bien d’autres conservent à ce propos une part de vérité que les Congolais entendront peut-être un jour.

TCHICAYA, Jean-Félix (dit Jean Félix-Tchicaya) Né le 9 novembre 1903 à Libreville (Gabon) Décédé le 16 janvier 1961 à Pointe-Noire (République du Congo) Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Gabon-Moyen Congo) Député du Moyen-Congo de 1946 à 1958. Fils d’un tailleur, il bénéficie de l’enseignement de l’école normale d’instituteurs William Ponty de Dakar. Il reste peu de temps dans l’enseignement, préférant être comptable à Pointe-Noire. Bien que chargé de famille (il élèvera ses quatre enfants et les six enfants de son frère décédé), il est mobilisé en 1939 et il s’engage en 1943 dans les Forces françaises libres ; sa conduite lui vaut la Médaille de la France libre. Son action législative très riche, sa modestie naturelle lui permettront de se faire réélire plusieurs fois représentant le Congo et le Gabon à l’assemblée Français. Mais cette absence prolongée au Congo, l’éloignera du terrain et lui sera fatale lorsqu’à l’aube de l’indépendance il souhaitera patronner aux destinées du Pays. Son Parti Progressite Congolais affilié à la Section Française de l’Internationale Socialiste (SFIO, futur Partie Socialiste français) et au Parti Démocratie Afrique (PDA, dont il est vice-président, secondant Houphouët-Boigny) devra s’associer avec le PSA d’Opangault son ancien adversaire, pour battre l’UDDIA de Youlou, autre adversaire, en vain. Il mourrut en 1961. Il est le père de l’écrivain Tchicaya U’Tamsi.

GOMA, Louis Sylvain

Lopès, Henri

Kolélas, Bernard
Kombo, Ernest
Kinzonzi, Pierre Fondateur du matsouanisme réligieux vers 1932
Tchistère Tchicaya, Jean Pierre

Pamelop Mounk’a (MBingui André dit:), Chanteur.

Yombi Opango, Jacques Joachim

Lissouba, Pascal

Bongo Nouara, Stéphane Maurice

Raoul, Alfred

Mounsaka, David

Mouzabakani, Félix

Poungui, Ange Edouard

Lékoundzou, Itihi Ossétoumba (ex- Justin)

Moussa, Pierre

Oba Apounou, Gabriel

Mbemba Sylvain né à Sibiti le 17 février 1934, mort à Paris le 8juillet 1995

Malonga, Jean

Menga, Guy

Nzinga Mpemba Mvuemba (Afonso 1er), né en 1456, mort en 1543. Fils du Mani (roi) Nzinga Nkuvu. Roi du Kongo de 1506 à 1543. D’abord gouverneur à Nsundi sous le règne de Joao 1er, il s’opposa par son progressisme à son frère Mpanza Nzinga, le fervent conservateur et gouverneur de la province de Mpanzu. A la mort de Joao, bien que le conseil des notables avait élu Mpanza, Nzinga Mpemba le renversa avec l’appui des portugais. Sa victoire qui fut présentée comme une action de Saint Jacques, servit de base pour l’évangélisation à grande échelle du royaume. Son fils, Dom Henrique qui avait étudié à Lisbonne devint évêque de l’église catholique, à Mpangu de 1517 à 1539. Quant à son neveu, Dom Afonso, il se fit professeur toujours à Lisbonne avant de rentrer au Kongo. Nzinga Mpemba demanda au roi du Portugal d’envoyer plus de missionnaires ainsi que des artisans dans le but de moderniser son peuple. Son initiative de christianisation du Kongo et sa soif de produits occidentaux, facilita le Portugal qui lui demanda en retour des esclaves. C’est sous règne que ce fléaux démarra au Kongo et annonça son déclin. Peu à peu, ses vassaux se permirent de commercer directement avec l’Europe, devenant aussi riches que le Kongo dont l’influence s’amenuisait. Beaucoup des artisans ou missionnaires portugais qu’il avait invité à venir en masse se mirent à pratiquer ce commerce. Il fut le premier roi africain reconnu en Europe. Ce qui lui permit d’envoyer un ambassadeur au Vatican.

Lethembé Ambili, Antoine

Tchicaya, U’Tamsi

Sony Labou Tansi (Marcel Nsoni Zaboutansi, dit)

Sassou Guesso, Denis

Milongo, André

Da Costa, Claude Antoine

Ganao, David Charles

Nimi a Lukeni

Nzinga Nkuvu

Ilo 1er

Noumazalayi, Ambroise

Tostao (Bahamboula Mbemba Jonas, dit)

Koulinka, Solange

De Chavane, Charles

Augouard, Mgr alias Diata Diata

Augagneur, Jean Victor

Kinganga,

Kikadidi

Matsokota, Lazare

Antonetti, Raphael

38 Réponses à “Biographies”

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  1. Guély dit :

    Bonjour,

    Belle initiave que de créer un site pour rendre aux congolais leur dignité, leur histoire. Une suggestion toutefois: je suis très passionné par les prénoms africains ou d’origine africaine, et je trouve beaucoup d’intérêt à ce que nous donnions à nos descendons des prénoms de chez nous; serait-il possible de créer un anglet répertoriant les prénoms africains?

  2. Harvey dit :

    Je suis pour. Mais ca sera intéressant de le mettre dans un forum de discussion afin que chacun apporte sa touche. Le site est encore en construction. Il y’aura plein de choses. En attendant, si tu es pressé, je pourrai te conseiller quelques prénoms. Tu attends une fille ou un garçon?

  3. khad_301 dit :

    Merci de rendre clair les événements et noms des Grands cadrtes Congolais. Nous voulons encore en savoir plus.

  4. anonyma dit :

    je partage votre avis appropo du mausolée de debrazza cherchons en ensemble comment y faire pour sortir notre pays de cette boue

  5. b b rabbi dit :

    c’est bien de nous rappeler l’histoire des gens qui ont marqué notre pays qu’est le congo. que votre site trouve de l’ampleur.merci

  6. Baraton edouard dit :

    Je voudrait m’insurger ici contre le fait qu’existe une seule rebrique « esclavage, colonisation ». En historien, vous ne pouvez pas ne pas connaitre le fait que la colonisation met fin à l’esclavage et qu’il s’agit donc de deux phénomènes antinomiques.

    En historien que je suis, je vous ferez remarquer que l’esclavage a réapparut dans un certains nombre de pays africains (mauritanie, Soudan, Somalie…)du fait de la fin de la colonisation.

    Merci de corrigercela pour éviter de colporter des idées fausses.

    A moins qu’un objectif idéologique justifie à vos yeux cette malhonneté intellectuelle…

  7. Kamit dit :

    « Tant que les lions ne saurons conter leur histoire nous entendrons toujours la version des chasseurs »

    En tant qu’historien, Edouard, vous devrez savoir que l’histoire n’est pas une religion avec ses dogmes établis par un dieu (ou ses évêques tout puissant) et dont toute remise en cause relèverait du blasphème.
    C’est hélas trop souvent l’intégrisme dans lequel l’historiographie des colonisateurs et esclavagistes (ce sont les mêmes salauds!) veulent nous enfermer. Surtout quand il s’agit d’Afrique. Nous sommes encore trop (hélas) dans le racisme scientifique qui voudrait que le noir n’ait pas le droit d’avoir son point de vue sur lui-même, mais on lui impose de boire religieusement les thèses des vainqueurs. Or les victimes ne peuvent pas avoir le même regard que le bourreau. Mais, aussi logique que cela soit, nombre d’historiens européocentriques ne l’admettent toujours pas.

    L’esclavage et la colonisation tiennent de la même philosophie: exploiter le Noir. La colonisation est sans doute pire encore, puisqu’elle nie au nègre le droit à son être, à son espace vital, à son histoire, à ses structures sociales, politiques et religieuses. Elle ne profite pas simplement de sa force comme a fait l’esclavage, mais s’approprie de tout pour le repeindre à son goût. C’est la phase finale de la prédation!

    Vous ne nous choquez même pas cher Edouard, car si nous ignorions que ce diktat était l’état de fait, nous n’aurions jamais créé ce site.
    C’est quoi ton accusation en somme? Que nous risquons de faire l’idéologie du lion? Et alors? Vous faites bien celle du chasseur non! Ici et sur ce site, attendez-vous à la remise en cause de bon nombre de vos idées reçues sur l’Afrique, de votre éducation et vos certitudes voulant que l’Afrique ait à subir toujours les pensées de ses bourreaux. Le temps nous manque, nous ne sommes pas assez nombreux pour nourrir ce site. Mais je vous assure que nous avons bien l’intention de diffuser la version des lions.

    Pour ce que vous dites, sachez que l’esclavage n’a pas « réapparu » dans ces pays que vous citez (dominé par les arabes, rappelons-le) comme vous dites, mais il n’y a pas disparu. D’où la nécessité de continuer à dire que l’esclavge est un mode d’exploitation inséré dans les cultures abrahamiques et que si on reste passif face à lui, toute l’Afrique pourra retomber dans cette servitude. Le danger est toujours là. Il faut donc que les africains prennent conscience, se relève, et construisent autour d’eux une force pour ne plus être à la merci de la voracité des autres humains. Voilà le sens de l’histoire africaine et de ce site. Armez vous de science pour prendre conscience, créons des richesses, des stratégies de nations, allons conquérir notre sécurité et celle de nos enfants, protégeons-nous pour que les tragédies que nous avons connues ne se répètent plus jamais. Soyons riches, forts, prospères, unis, conscients. Nous sommes encore trop vulnérables. Il faut savoir que nous ne faisons pas que le lit des autres lorsque nous nous ignorons nous-même, mais nous creusons aussi notre propre tombe.
    Nos tragédies seront derrière nous le jour ou nous serons une puissance assez forte pour résister (économiquement, militairement, culturellement etc…).

    Pour l’instant nous ne sommes rien: exploitables, esclavageables, génocidables, colonisables. Et le réveil commence par la prise de conscience de cette vulnérabilité et de l’histoire qui y a conduit. Il faut démontir par la science, la démonstration et la preuve, tout ces mensonges de l’historipographie blanche qui durent depuis trop longtemps. Nous pouvons écrire notre propre histoire.
    Voilà notre idéologie et nous l’assumons!

  8. Baraton edouard dit :

    Je voudrait vous faire remarquer que vous écrivez bien trop l’histoire en noir et blanc, en réalité les choses furent bien plus nuancé.

    Au XVIIIème siècle, à saint-louis du sénégal, il y avait 4000 noirs libres, 2000 métis et 600 blancs, le maire de la ville fut un métis à partir de 1771. Pour aller au but, l’institution esclavagiste ne pouvait pas etre le fait des seuls blanc.

    En 1848 les premiers députés métis rentrèrent à l’assemblé nationale française: il n’y eut jamais plus ardents colonialistes qu’eux.

    Je veut simplement qu’une réalité historique ne soi pas lié. Du XVIème au XXème siècle, c’est former sur les pourtours de l’afriques une frange de population culturellement eurafricaine qui fut biculturelle et qui fut à la foi à la tete des traites trans-océaniques, puis de la colonisation de l’Hinterland, puis de la volonté de représentation d’éducation et de dévellopement des coloies, qui menat lesguerres mondiales aux coté des métropoles, et qui après guerre demandat une révision des rapports avec la métropole qui aboutit aux indépendance comme au panafricanisem.

    Les choses sont plus complexes quelles ne le parraisse au premier abord et c’est à vous historiens qu’il revient de l’inculquer.

    A ce titre la réflexion sur une histoire francophone commune, mélant point de vus européens, africains, américains, arabes et asiatiques serait une grande oeuvre à laquelle je serait heureux de contribuer si je trouve en face de moi des partenaires sincères et prèt à s’atteler à cette immense tache.

    Ne serais-ce pas utile à vous comme à moi comme à tout les peuples Francophones?

  9. Kamit dit :

    Votre point de vue, ne me surprend pas: nous avons tout été élevé à ces phrases du genre « L’institution esclavagiste ne pouvait pas être le fait des seuls blancs ». Belle phrase logique, mais pas du tout rationnelle parce que ne tenant d’aucune démonstration et allant à l’encontre des preuves historiques recueillies à ce jour. L’institution de la preuve vous parait être inutile dès qu’il s’agit d’Afrique, préférant vous baser sur des supputations?
    Il n’existe aucune preuve sur l’existence de l’esclavage en Afrique avant que les leucodermes (blancs et arabes) ne l’introduisent. Voilà la seule réalité démontrable, scientifique.

    Lorsque vous dites que « Du XVIème au XXème siècle, c’est former sur les pourtours de l’afriques une frange de population culturellement eurafricaine qui fut biculturelle et qui fut à la foi à la tete des traites trans-océaniques… » vous évitez simplement de dire que l’occident a apporté l’esclavage sur les côtes, et a convertis certains locaux en allié. Il a mis en place les conditions de dépendance à ce commerce. Mais au fond, vous admettez tacitement que la culture africaine propre (non métissée) est étrangère à l’esclavage. Mais comment alors cherchez vous encore à partager la faute avec celui qui l’apporte et l’impose?

    Vous parlez d’une histoire commune aux peuples francophones.
    Je suis mort de rire. Je n’ai jamais vu la moindre tentative d’écrire une histoire commune de la seconde guerre mondiale par exemple, entre russes et français, sous prétexte d’histoire commune des alliés.
    Pour les russes le début de la fin de l’Allemagne nazie c’est sa défaite à Stalingrad, pas le débarquement en Normandie. C’est le revers et la contre-offensive soviétique qui ne s’arrêtera qu’à la victoire totale, à Berlin. Les 3/4 de l’armée allemande ont été détruits par les troupes soviétiques, et non par des prétendus alliées, et encore moins pas des pseudos résistances nationales (dont le France a surfait le rôle et la place jusqu’à l’exagération extrême!). Pour les historiens russes, la France ne peut être considérée comme alliée mais bien collabo puisque la légitimité de Pétain est indiscutable, autant que de Gaulle, minoritaire jusqu’au bout ne fut qu’une manipulation politique de Roosevelt et surtout Churchill… etc. Et leur point de vue est bien défendable, contrairement à celui de la France… L’histoire française (pour le seconde GM comme pour l’esclavage) est extrêmement politisée et orientée à des fins de propagande et pour mentir son propre peuple et lui faire oublier ses crimes.

    Il n’ya pourtant pas de projet d’histoire commune prévue sur ce point entre russes et « pseudos alliés » que sont les français. Pourquoi l’Afrique ne prendrait jamais son indépendance intellectuelle, et devrait rédiger son histoire dans un mélange équilibriste douteux, melant bourreaux et victimes? Pour se partager les fautes? Dans l’intérêt de qui? Ce que vous apelez histoire francophone est la mise sous tutele de l’histoire africaine. Un paternalisme néocolonialiste indigeste, pour que la pensée africaine demeure l’appendice de la pensée française.
    Pourquoi l’Afrique doit toujours avoir l’aval et la cohérence avec son maître colonisateur pour oser avoir droit au chapitre? A son propre chapitre. Ecrivez votre histoire, nous écrirons la notre. Critiquez-nous, nous vous critiquerons au besoin. c’est ainsi que ça fonctionne partout, et l’Afrique n’a pas besoin de parrain même pour réfléchir sur elle même.

    Je vous comprends que vous n’ayez aucun intérêt à ce que l’histoire ne soit écrite en noir et blanc. Ca vous arrange aujourd’hui pour faire bonne figure devant les générations à venir et pour votre conscience. Ok. Mais à l’époque elle était bien en Noir et Blanc, et je me moque que la vérité vous blesse ou ne vous arrange plus. Je veux la rendre telle quelle.

    Je suis content de votre proposition de collaboration, et je l’accepte volontiers, que vous soyez blanc ou noir. Ne serait-ce que vos critiques sont les bienvenus, ça nous aide à mieux faire et aussi à pénétrer ce que pense l’école d’en face. Car même si j’ai fait partie autrefois de la même école de pensée que vous, j’avoue que je m’en suis tellement détaché que j’en ai perdu les automatismes. Mais pour inserrer, il faut vous fassiez l’effort de comprendre notre école. Mais si vous y allez avec un triomphalisme occidentale estimant que le bon sens, la vérité, et le bon droit d’écrire l’histoire ne peuvent venir que de la vision des écoles blanches, vous serez déçus avec nous.

    A propos, connaissez vous le Congo et son histoire? Avez vous des textes complémentaires sur ce pays qui pourraient nourir ce site? N’hésitez pas!

  10. Baraton edouard dit :

    Merci de votre réponse que je juge constructive.

    Je suis comme je vous l’est peut être dit en train de suivre une formation d’historien axé sur les thèmes de la diplomatie et des histoires coloniales ou post coloniales (du monde hellénistique à la Francophonie).

    Pour l’esclavage, sans vouloir être ni dogmatique ni mandarin, l’esclavage a été présent dans toutes les civilisations par intermittence
    Les Egyptiens ne faisaient tout de même pas que du tourisme au Soudan?

    Pour les populations côtières qui intéressent énormément. Le cas de Saint-Louis du Sénégal est assez éloquent pour montré toute la subtilité de l’histoire.

    Au XVIIIème siècle, la grande majorité des habitants de la population es métis (2000) ou noire (4000 à 6000) le tout libre vivant auprès de 600 blancs. A partir de 1771, la ville est diriger par un métis.
    L’on ne peut pas dire que ces populations n’ont pas vécu ensemble et n’ont pas travailler à l’ordre du moment. (CF les européens et le monde à la fin du XVIIIème siècle)

    C’est sur ce sujet là par exemple que je serez heureux de vous écrire un article. En effet, la situation que vous décrivez est celle des Antilles mais ne fut pas généralisé.

    Je voudrais vous faire un article sur la disparité de l’esclavagisme dans les colonies françaises au XVIIIème siècle.

    Pour l’histoire Francophone, il c’est agit de bien plus qu’une « alliance » de circonstance. Le Français c’est installé au Sénégal en 1630, au Québec en 1608, dans les Antilles dans les années 1640… Ce n’est pas la petite histoire d’un siècle. Et, ce ne sont d’ailleurs pas des européens qui ont pris l’initiative de la Francophonie.

    France et Francophonie sont deux concepts différents. Cela va être très visible au sommet de Québec la semaine prochaine ou les africains sous la conduite de Diouf vont imposé des décisions courageuses aux européens de l’ouest alors que Sarkozy ne les soutiendras pas.

    D’ailleurs plus de la moitiés (et cela va s’accentuer) des francophones sont africains.

    Je me sent qu’en à moi plus proche des gens comme vous ou les québécois avec qui j’ai débattu aujourd’hui aux rendez vous de l’histoire de Blois qu’avec les habitants du continent européen.

    J’espère que vous serez sensible à ce message et que je recevrais une réponse positive de votre part à ma proposition concrète.

    Avec mes respects les plus sincères

    Baraton Edouard

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